L’UNESCO et plus de 40 pays s’engagent en faveur de l’éducation

La crise sanitaire provoquée par la Covid-19 a été le pire choc que les systèmes éducatifs du monde ont dû subir depuis près d’un siècle. Fermetures d’écoles, confinements, suspension des examens, les conséquences de la pandémie sont considérables et le bilan alarmant. Plus de 1,6 milliards d’enfants ont perdu plusieurs mois d’instruction au cours des deux dernières années et nombreux sont encore ceux à ne pas avoir repris le chemin de l’école. Afin de préparer la sortie de crise, l’UNESCO invite les gouvernements à réagir. Ainsi, depuis novembre 2021, plus de 40 pays, dont la France, ont signé un traité destiné à améliorer l’aide internationale à l’éducation.

Les conséquences dévastatrices de la Covid-19 sur l’éducation

Alors que le monde entre dans une cinquième vague pandémique, un bilan alarmant se dessine en matière d’éducation. Depuis ces deux dernières années, 1,6 milliards d’enfants n’ont pas pu se rendre à l’école et ont ainsi perdu plusieurs mois d’instruction. Un chiffre considérable qui montre à quel point les systèmes éducatifs mondiaux ont été touchés par la pandémie, et qui constitue le pire choc que l’on ait pu connaître depuis près d’un siècle en matière d’éducation. Entre fermetures d’écoles, confinements successifs et suspension des examens, on assiste actuellement à une génération d’élèves perdant peu à peu leurs acquis, creusant les difficultés déjà présentes pour certains d’entre eux. Aujourd’hui encore, 750 millions d’élèves, présents dans 65 pays, n’ont pas pu retrouver le chemin de l’école. Parmi ces derniers, 500 millions de jeunes n’ont pas accès à l’enseignement à distance (ceci principalement dans les pays du Sud).

Face à ce constat alarmant, de nombreux organismes humanitaires se mobilisent et appellent les bénévoles à leur venir en aide, à travers notamment des recrutements à l’association de Marseille. Ils ont pour but de lutter contre l’illettrisme et de permettre aux élèves de développer un projet professionnel qu’ils seront par la suite en capacité de réinvestir sur leur territoire. Au cœur de la crise, l’UNESCO agit en faveur de l’éducation pour répondre aux besoins les plus urgents. Malgré sa mobilisation dans plus de 112 pays et les actions menées auprès de 400 millions d’élèves et 12 millions d’enseignants, la route est encore longue et la pandémie n’a pas encore montré de signes de faiblesse. En novembre 2021, l’UNESCO et plus de 40 pays ont ainsi décidé de se mobiliser en faveur de l’éducation. La Directrice générale de l’Organisation des Nations unies, déclare qu’il est impératif de donner la priorité à l’éducation « en tant qu’investissement le plus puissant pour notre avenir en commun ».

L’UNESCO invite à repenser le futur de l’éducation

Alors que le monde est encore plongé dans l’obscurité pandémique, l’UNESCO juge qu’il est important de penser à l’avenir et aux projets à mettre en place autour de l’éducation dans le monde. Ceci dans le but de remonter la pente difficile à laquelle les élèves sont aujourd’hui soumis, et de faire en sorte que la crise sanitaire puisse servir à tirer quelques leçons humanitaires et sociales, notamment sur la question du vivre ensemble et de l’environnement.

C’est d’ailleurs le rapport « Repenser nos futurs ensemble : un nouveau contrat social pour l’éducation », qui a été présente par Audrey Azoulay et la Présidente de l’Éthiopie. Des textes appelant à repenser les programmes scolaires et les méthodes d’enseignement à travers le monde, afin de tenir compte de trois pôles majeurs définissant l’évolution de nos sociétés : la mondialisation, le réchauffement climatique et la révolution numérique. Le rapport propose également le respect de la diversité culturelle et des droits humains, l’éducation à l’environnement dans tous les manuels scolaires et des enseignements liés au développement de l’esprit critique en ce qui concerne les contenus numériques.

D’importants retards dans les apprentissages ont été observés et il y a fort à craindre qu’il ne suffise pas d’un retour à la normale pour que les élèves puissent les rattraper. Alors que les cours de rattrapage étaient autrefois un luxe et un service presque superflu, on observe aujourd’hui une forte demande en la matière. En conséquence, les États du monde doivent faire en sorte de pouvoir offrir aux élèves des solutions publiques de rattrapage, en mettant l’accent sur les savoirs fondamentaux tels que la lecture, l’écriture et le calcul.

L’éducation : l’arme la plus puissante au monde

« L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde » déclarait Nelson Mandela. En effet, investir sur l’éducation, c’est :

– Développer l’esprit critique, l’accès à l’information et ainsi éviter des dictatures et des guerres, tout ceci passant par l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.

– Comprendre les diversités culturelles et respecter la différence.

– Permettre aux filles comme aux garçons de réaliser un projet professionnel qui aidera peu à peu l’économie du pays et qui améliorera les conditions de vie de la population (santé, infrastructures, etc.)

– Donner la possibilité aux enfants de développer leur personnalité, leur identité et de prendre confiance en eux.

– Perpétuer de génération en génération des transmissions de valeurs et de principes d’une société toute entière.

– Offrir une chance à certaines familles de sortir de la pauvreté.

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