Le reconfinement profite aux vendeurs de sex-toys

Suite à l’annonce du reconfinement, les ventes concernant les jouets sexuels ont considérablement augmenté. Les Français semblent avoir franchi un nouveau cap dans leur intimité, les tendances du moment étant décomplexées. Exit les sex-shop cachés dans les ruelles, désormais, une grande majorité semble vouloir assumer sa sexualité librement. Et s’occuper, par la même occasion, pendant le confinement.

Une nouvelle clientèle

Une chaîne de lovestore, qui dirige cinq magasins à Paris, a vu ses ventes bondir de 185 % lors du dernier jour d’ouverture. Aujourd’hui, le chiffre d’affaires n’a pas baissé, il s’est maintenu sans problème grâce aux ventes en ligne. Patrick Puvot, le fondateur, avait déjà constaté que les ventes avaient doublé lors du premier confinement. Pour cette nouvelle session, elles se sont multipliées par six par rapport à la même période.

Et pour cause, les vendeurs ont su s’adapter à leur nouvelle clientèle, avec des gammes de jeux coquins, facilement accessibles aux plus débutants. C’est aujourd’hui les femmes qu’ils séduisent le plus, elles représentent 55 % de la clientèle. Une nouvelle tendance s’est dessinée : alors que les jeunes de 18 à 35 ans représentaient une écrasante majorité en terme de clientèle, les vendeurs ont pu voir affluer dans leurs magasins, dès la sortie du premier confinement, une clientèle cinquantenaire.

Le temps des sex-shops à la présentation sinistre où seuls les amateurs de vidéos pornographiques se rendaient est désormais terminé. Les devantures sont désormais exposées, les espaces sont grands et lumineux, les vendeurs sont chaleureux, ce qui permet de rendre ces lieux bien plus attrayants qu’auparavant auprès des potentiels consommateurs. Les sites internet spécialisés, de leur côté, comme Adam et Ève, propose une très large gamme d’objets, pouvant convenir à tous les goûts avec des envois soignés et confidentiels. Ainsi, ceux qui n’arrivent pas à sauter le pas du sex-shop physique, peuvent aussi suivre les tendances. D’autant plus, qu’avec ce reconfinement, tous les magasins sont fermés.

Des nouveaux produits mis à l’honneur

Si l’ensemble des ventes en ligne ont progressé, même sur les accessoires plus classiques comme les menottes ou les huiles de massage, certains produits sortent du lot. Le marché de la sexualité ne s’arrête jamais en terme d’innovation. Le “womanizer”, par exemple, a su prendre ses marques au sein de la clientèle féminine, s’imposant comme une véritable révolution dans le monde du sex-toy. Du côté des hommes, les plugs anals, longtemps mis de côté, ont vu leurs ventes croître de 300 % en l’espace de deux ans.

Non seulement ces objets séduisent, mais leur succès s’explique aussi par l’effondrement croissant des tabous, constaté depuis plusieurs années par de nombreuses études. La masturbation féminine, longtemps gardée secrète, est désormais abordée plus librement. En 2019, trois femmes sur quatre (76 %) admettaient s’être déjà masturbées au cours de leur vie, contre 60 % en 2006, 42 % en 1992 et à peine 19 % en 1970 . En l’espace de près de 50 ans, la proportion de femmes déclarant s’être livrées à la masturbation a donc été multipliée par quatre. Quant au plaisir anal chez les hommes, il n’est plus automatiquement associé à l’homosexualité. Avec le premier confinement, les mentalités changent d’autant plus, laissant davantage de place au bien-être plutôt qu’au paraître.

 

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