France et emploi : un taux de chômage en net recul

Après une stagnation du taux de chômage au deuxième trimestre de l’année 2021, c’est le retour à la baisse. Pôle Emploi enregistre ainsi une baisse de 55 800 personnes inscrites, soit un recul de 500 000 demandeurs d’emploi en douze mois. Le choc économique semble donc bel et bien passé sur le sol français, qui peine cependant toujours à lever certains freins concernant le retour à l’emploi.

Les chiffres encourageants du chômage fin 2021

En ces temps pandémiques difficiles, il est heureux d’apprendre que le taux de chômage a significativement reculé en cette fin d’année 2021. Selon Pôle Emploi, le nombre de demandeurs d’emploi a baissé de 55 800 personnes, un chiffre traduisant le recul de plus de 500 000 chômeurs sur douze mois. Les prévisions sont optimistes pour l’année en cours, l’INSEE prévoyant une baisse du taux de chômage de 0,1 points par trimestre jusqu’à fin juin 2022. Des chiffres qu’ils convient cependant de remettre en perspective, puisqu’ils sont principalement dus à la forte progression du nombre de contrats de travail en alternance. Jusqu’alors non pris en compte par l’INSEE, l’organisme décide aujourd’hui d’intégrer ces jeunes travailleurs aux calculs, car bien plus nombreux à choisir cette voie depuis le début de la crise sanitaire. La baisse du taux de chômage s’explique également par la sauvegarde de l’emploi. Les salariés ont globalement été protégés lors de la crise sanitaire et ont pu retrouver sereinement leurs bureaux.

On peut par ailleurs noter la soif de reconversion professionnelle des Français lors de cette pandémie, un phénomène qui devrait accroître dans les prochaines années le nombre de créations de postes. En effet, après plusieurs mois enfermée, la population semble en avoir profité du temps offert par les périodes de confinement pour réfléchir à sa situation professionnelle. Le moins que l’on puisse dire est que l’introspection a du bon, puisque six actifs sur dix et près de huit chômeurs sur dix souhaitent se former et changer d’activité professionnelle. Selon l’INSEE, de nombreux salariés ont revu leurs ambitions à la hausse puisque l’organisme de statistiques enregistre la création de 915 454 entreprises, les deux tiers étant des microentreprises. Les secteurs les plus dynamiques sont les activités financières et d’assurance, les transports, les services aux ménages, l’immobilier et la communication.

Les freins du retour à l’emploi

Si certains n’ont rencontré aucune difficulté pour trouver un emploi, ce n’est pas le cas de tout le monde. De nombreux freins sociaux, reconnus par Pôle emploi, concernent aujourd’hui près de deux millions de demandeurs d’emploi. Le travail de son CV est souvent primordial lorsque l’on souhaite accéder à l’étape de l’entretien, un document que l’on peut aujourd’hui très facilement construire sur le web. Pour avoir plus d’informations à ce sujet, il est conseillé de se renseigner sur des sites spécialisés proposant de nombreux modèles de CV. Cette astuce peut permettre d’aider certains demandeurs d’emploi ayant des difficultés avec le numérique, point de difficulté principal recensé par Pôle emploi.

Pour augmenter leurs chances de retrouver un emploi, les candidats doivent également connaître l’entreprise dans laquelle ils postulent, pour écrire une lettre de motivation cohérente et bien rédigée. L’entretien d’embauche est également une étape cruciale lors du processus de recrutement, la préparation doit être rigoureuse et la présentation du candidat soignée.

D’autres éléments plus importants peuvent freiner le retour à l’emploi, parmi lesquels (classés par ordre d’importance) :

– Le numérique (58 %)
– La santé (23 %)
– La mobilité (21 %)
– La précarité financière (18 %)
– Les contraintes familiales (12%)
– Les problèmes liés à des connaissances de base tels que l’illettrisme (12%)

Pour contrer ce phénomène de rejet, Pôle emploi incite les entreprises et associations à se mobiliser pour accompagner les personnes dans le besoin. Aujourd’hui, de nombreuses aides financières sont proposées aux particuliers les plus en difficulté, avec notamment des formations au numérique, des chèques numériques, un complément santé solidaire, une aide au financement permis B, des aides à l’hébergement et à l’achat de produits de première nécessité ou encore des crèches à vocation d’insertion professionnelle.

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