Survivalisme

Fini la chasse, le survivalisme a la cote

Le survivalisme ne cesse de ramener des adeptes, tandis que le marché de la chasse ne cesse de décroître. Plusieurs entreprises se sont créées ou se sont développées afin de miser sur ce marché en plein essor.

Des clients très éclectiques

Le survivalisme consiste à se préparer au mieux à une possible catastrophe mondiale en étant capable de survivre de manière indépendante dans les bois ou dans des bunker aménagés. Ses adeptes sont de plus en plus friands de matériel. Un grossiste de Auterive, spécialisé dans l’équipement militaires et paramilitaire, précise que sur son chiffre d’affaire de 15 millions d’euros, pas moins de 5 % est réalisé grâce à la vente de matériel dédié au “bushcraft” soit “art des bois”, le nom donné à la pratique qui consiste à survivre à la dure en pleine nature, tout en s’adaptant au mieux à celle-ci.

Avec ses boutiques à Paris et à Toulouse, il vend des sacs à dos, des kits de survie, des duvets, des doudounes qui permettent de vivre à n’importe quelle température. Les produits viennent directement de Grande-Bretagne, les Anglais étant de gros adeptes de la survie en forêt.

Fabien André, directeur marketing de l’entreprise, a constaté l’essor du marché il y a 5 ans provoqué par de nouveaux clients très variés. La société vend ses produits aussi bien au passionné de randonnées, au jeune citadin qui souhaite reconnecter avec la nature, qu’au chasseur ou au survivaliste pur et dur qui veut se préparer à une éventuelle catastrophe. De nombreuses boutiques offrent du surplus militaire, généralement le matériel le plus adapté pour réaliser du campement et des sorties intenses en pleine forêt.

Des entreprises qui se créent ou se renouvellent

Les grandes enseignes de sport ont aussi senti l’expansion du marché et proposent désormais leur propre gamme de matériel survivaliste avec des hamacs, des couteaux, des lampes d’éclairages, des pierres à feu… Les entreprises spécialisées dans la vente de couteaux ont aussi su s’adapter en proposant des couteaux spécialement dédiés au bushcraft avec des prix moyens oscillant entre 100 et 200 euros.

Ils sont par exemple équipés d’un manche recouvert d’une corde, ce qui permet de faire un garrot en cas de blessure. Une entreprise de Saint-Etienne constate que désormais 20 à 30 % de ses couteaux sont vendus à des adeptes du survivalisme, tandis que les ventes consacrées aux chasseurs ne font que baisser depuis plusieurs années.

De nombreuses entreprises vendant des repas lyophilisés se sont créées, important directement leurs produits d’Allemagne, de Grande-Bretagne, de Norvège ou faisant produire en France. Une société basée à Lorient indique que 40 % de ses activités sont liées à la randonnée et au bushcraft. Au-delà des commerces, ce sont aussi les stages de survie qui sont aussi en plein développement. Au point d’être devenu un vrai sujet de débat public concernant leur encadrement et leur législation.

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