Alzheimer

Alzheimer : le bruit augmenterait les risques

Selon une étude développée par des chercheurs de la Fondation pour la Recherche médicale, vivre dans une zone bruyante sur le long terme provoquerait une augmentation des risques de contracter la maladie d’Alzheimer.

Une augmentation minime cause une multiplication des risques

Les chercheurs ont réalisé leur étude sur la base de 5 277 participants, vivant dans le sud de Chicago et tous âgés de 65 ans et plus. En étudiant leur exposition régulière au bruit, les scientifiques ont constaté qu’une augmentation sonore de 10 décibels (ce qui correspond par exemple à la différence entre respirer et chuchoter) augmenterait de près de 30 % le risque d’être touché par la maladie d’Alzheimer. Mais le constat ne s’arrête malheureusement pas là : ce bruit supplémentaire provoquerait aussi une augmentation de 36 % des possibilités d’être atteint par des troubles cognitifs légers concernant la mémoire et les capacités de réflexion. Les résultats de cette enquête ont été publiés dans la revue Alzheimer’s & Dementia.

Les chercheurs, suite à ce constat, encouragent les administrations à développer la mise en place d’une réduction de l’exposition au bruit pour la santé publique. Pour Sara Adar, auteure de l’étude, un niveau de bruit élevé a un impact conséquent sur les personnes âgées en empêchant leur cerveau de fonctionner correctement et en réduisant leurs capacités cognitives.

En plus d’éviter l’exposition au bruit, il est possible de limiter les effets des pertes de mémoire dues au vieillissement en mettant en place certaines règles concernant son alimentation. La prise de ginkgo biloba agit sur la mémoire, ainsi que la vitamine D, les légumes verts et les aliments composés d’acide gras oméga-3 (poissons type maquereaux, sardines, anchois, etc.). Il est déconseillé de manger trop de viandes industrielles, d’être en surpoids ou de développer du diabète.

L’environnement : un enjeu majeur pour la santé mentale

Pour le docteur Byron, de la faculté de médecine de l’université d’Exeter, de nombreuses études dans le passé ont déjà prouvé la grande influence de l’environnement sur la santé des individus. Les différents paramètres liés à l’endroit où nous vivons auraient un impact sur notre risque de démence. Un fait qui pointe le doigt sur les inégalités sociales qui conduisent à des déséquilibres concernant la santé de chacun.

Les facteurs de risques qui augmentent les chances de contracter une démence au fur et à mesure des années sont associés le plus souvent à un désavantage social, allant de l’éducation jusqu’à l’obésité. Pour le docteur, il est évident que les politiques publiques doivent mettre en place des actions pour limiter tous les éléments qui dégradent la santé du cerveau en intégrant la qualité des logements, des environnements et des emplois.

En 2020, la maladie d’Alzheimer est la plus fréquente des maladies neurodégénératives et la première cause de démence. On constate un nouveau cas dans le monde toutes les 3 secondes, quant à la France, elle comptabilise pas moins de 900 000 malades.

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