L’histoire autour du bleu de travail

Le bleu de travail est iconique dans le monde de l’industrie et de l’artisanat. Ce vêtement à l’apparence originale a envahi le monde professionnel. Désigné comme étant un outil de travail de protection des ouvriers, le bleu de travail a perduré dans le temps. Selon les branches de métier, il est même obligatoire pour exercer ses fonctions.

Les origines du bleu de travail

C’est au 19e siècle que le bleu de travail a fait sa première apparition. Il se généralisera d’ailleurs dans les usines vers la fin de la révolution industrielle. De base, les ouvriers étaient vêtus de tabliers et de blouses avec des ceintures de couleur noires ou grises. Cette révolution industrielle a donc entraîné le développement massif de nouvelles machines et a permis l’évolution des pratiques de travail dans l’industrie. Il était nécessaire à cette époque de créer un vêtement de travail plus adapté aux conditions de l’activité des salariés.

Une couleur bleue économique

La mode du 18e siècle est marquée par la couleur du bleu. C’est la première des raisons pour laquelle le bleu de travail a été conçu en couleur bleue. De plus, à cette époque, les uniformes des marins, des facteurs et des forces de l’armée était tous munis de bleu. La deuxième raison concernant la couleur du bleu de travail est due à la découverte de la couleur du Bleu de Prusse et plus particulièrement grâce à son faible coût de fabrication.

Cette couleur Bleu de Prusse était tellement utilisée massivement pour la production de vêtements de travail que les ouvriers le surnommaient “le bleu de travail”. En effet, le bleu de travail, coûtant très peu à produire, s’est répandu largement dans les milieux industriels et mécaniques. En plus d’être économique, le bleu de travail est pratique tout en jouant plusieurs rôles vis-à-vis du travailleur qui le porte :

  • La solidité : il doit protéger des potentielles blessures ou les atténuées, éviter les éclaboussures et protège contre les salissures ;
  • Le confort : il doit être fonctionnel et doit permettre la réalisation des mouvements liés aux différents métiers sans être gêné ;
  • L’identification : il permet d’identifier, de façon symbolique, le type de métier de celui qui le porte.

Des revendications salariales

Au tout début du port du bleu de travail, de nombreuses sociétés industrielles ont imposé le port de ce vêtement de protection pour réaliser des travaux salissant comme les mineurs ou les ouvriers. N’étant pourtant pas la classe sociale la plus aisée, chaque employé avait eu l’obligation d’acheter par eux-mêmes leurs bleus de travail.

Mais faisant suite à de nombreuses revendications salariales, les entreprises ont décidé d’assumer l’achat de ces vêtements pour leurs employés. Ce bleu de travail, largement associé au milieu ouvrier, a été progressivement rejeté par les ouvriers à partir de mai 1968 durant les manifestations généralisées.

Le bleu de nos jours

Aujourd’hui, les tendances autour du bleu de travail ont changé. Même si ces vêtements sont toujours très présents dans les usines, les tenues ont évolué en termes de couleur et sont bien souvent estampillées du logo de l’entreprise. De nombreux sites de vente de bleus en ligne sont présents sur le web comme ce site où l’on retrouve des vêtements de travail de qualité.

Désormais, il est plutôt rare de retrouver en entreprise les bleus de travail utilisés pendant la révolution industrielle. Les bleus actuels sont modernes et souvent accompagnés de coupes au design futuriste. De plus, les bleus ne sont plus uniques comme ils pouvaient l’être autrefois. Ils s’adaptent aux métiers selon les besoins de ces derniers.

Par exemple, pour un métier de manipulation de petits outils, des solutions sont proposées pour permettre aux salariés d’avoir un bleu de travail avec de nombreuses poches. Les fabricants l’ont bien compris, ces vêtements de travail doivent s’adapter aux métiers en permettant une personnalisation acquise avec l’expérience d’utilisation.

Le bleu dans la haute couture et le prêt-à-porter

De grands noms de la haute couture et du prêt-à-porter se sont emparés du bleu de travail. Ces égéries lancent des modes vestimentaires comme l’a fait Yves Saint-Laurent, en 1968, avec la combipantalon. Marithé et François Girbaud dans les années 70 ont revisités les célèbres salopettes Lafont. Coluche, le plus grand humoriste français et philanthrope avec les Restos du Coeur, en sera même l’ambassadeur. À l’heure actuelle, de nombreuses marques de prêts-à-porter suivent cette tendance inspirée du bleu de travail.

Dans une actualité concentrée sur l’uniformisation de l’égalité homme-femme dans la société, certaines marques ont développé des vêtements unisexes et non genrés, permettant à chacun et à chacune de rendre un hommage au bleu de travail. Pour certaines, on y retrouve des salopettes, des chemises, et même des pochettes à outils comme accessoire.

Aujourd’hui, les gens sont à la quête de vêtements modernes, écoresponsables et qui durent dans le temps. En reflétant des valeurs d’humilité et de travail bien fait, l’engouement vestimentaire autour du bleu de travail n’est pas près de s’éteindre.

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