Bilan : le tabagisme est toujours autant répandu dans l’Hexagone

Le tabagisme a toujours été répandu en France. En 2020, plus de 10 millions de Français ont déclaré fumer du tabac. Parmi eux, 34,6 % sont des hommes et 26,5 % sont des femmes. Malgré un chiffre relativement élevé, depuis quelques années, la courbe des fumeurs français chute progressivement. L’avènement de la cigarette électronique, entre 2011 et 2014, y est probablement pour quelque chose.

Le tabagisme, un fléau mondial

En 2018, la France était classée soixante-et-unième parmi les pays consommateurs de tabac avec une moyenne annuelle de 1 023 cigarettes par adulte. Elle n’a rien à envier à la Chine, première de ce classement avec une moyenne annuelle de 4 124 cigarettes.

Malgré des tentatives de persuasion pour arrêter la propagation du tabagisme dans le monde, comme avec la mise en place d’une journée mondiale sans tabac le 31 mai, l’interdiction de sa promotion ou encore l’augmentation des taxes, l’Organisation mondiale de la santé continue de déplorer plus de sept millions de décès chaque année à cause du tabac.

À l’échelle de la France, près de 75 000 décès par an ont été attribués au tabac. En moyenne, un fumeur régulier sur deux risques de mourir des conséquences de son tabagisme. Pour continuer dans les chiffres, entre 80 à 90 % des cancers du poumon sont des cas étroitement liés au tabagisme actif.

Des chiffres qui font froid dans le dos, et pourtant, si la population mondiale continue de consommer du tabac sur le même rythme, en 2025, l’OMS prévoit huit millions de morts annuels à cause du tabac.

Le marché du vapotage

En 2020, le rapport Xerfi estime que le marché de la cigarette électronique pesait 820 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le vapotage est désigné comme l’utilisation d’une cigarette électronique permettant d’inhaler une vapeur issue d’une solution liquide.

Cet e-liquide est aromatisé et peut contenir ou non de la nicotine avec un dosage, calculé en pourcentage, plus ou moins élevé. La e-cigarette ne contient pas de tabac et ne produit pas de fumée, car il n’y pas de combustions.

A titre informatif, les e-liquides sont principalement composés de :

  • Propylène glycol ;
  • Glycérine végétale ;
  • Arômes ;
  • Eau déminéralisée ;
  • Nicotine (en option).

Ce sont ces ingrédients qui sont introduits dans les recharges de vapoteuses. Une fois chauffé à l’aide de résistances électriques, le liquide est transformé en vapeur. Étant la base même du vapotage, pas moins de 7700 arômes sont recensés pour la fabrication d’e-liquide. Des sites spécialisés, comme Planete Sfactory, proposent un catalogue vaste et varié de produits de vapotage.

Le “Do It Yourself”, une alternative proposée aux vapoteurs aguerris

Dans le monde, la tendance pour le “fait main” prend de plus en plus d’ampleur, et ce, dans tous les domaines. Le domaine du vapotage ne déroge pas à la règle. Il permet, aux néo-vapoteurs et aux experts, de s’intéresser au “Do It Yourself” pour la composition d’un kit de vapotage ou la fabrication de son propre e-liquide.

Le principe de concevoir son propre liquide de vapotage est plutôt axé sur son coût. Acheter séparément tous les composants pour produire en plus grande quantité s’avère être moins cher que d’acheter les e-liquides déjà préparés. Il suffit d’ajouter des gouttes d’arômes concentrées dans une base neutre et ajouter de la nicotine si besoin. Ensuite, il faut patienter minimum 48 heures pour que le mélange se fasse.

Chaque année, ce marché est en constante évolution. Les prévisionnistes annoncent que d’ici à l’année 2023, l’industrie du vapotage et son Do It Yourself pourraient peser plus de 30 milliards de dollars dans le monde. Une actualité, remontant au mois d’avril 2021, annonce que le secteur du Do It Yourself pourrait être impacté par une pénurie importante de propylène glycol.

La tempête qui s’est déroulée dans l’état du Texas en février dernier est venue amorcer l’arrêt prématuré d’une grande partie de l’industrie pétrochimique. Il faut donc s’attendre à une flambée des tarifs dans un domaine du vapotage qui était, jusqu’à présent, épargner par la montée des prix.

La e-cigarette, placée au centre de l’attention des chercheurs

La e-cigarette permet de combler les trois dépendances du tabac :

  • Le besoin d’un apport en nicotine ;
  • L’habitude du geste ;
  • Le plaisir de fumer.

Depuis 2016, les organismes de santé recommandent la cigarette électronique pendant le Mois Sans Tabac qui a lieu tous les ans lors du mois de novembre. Le potentiel du vapotage en termes de santé publique est déjà reconnu par une grande partie de la communauté scientifique.

D’après le Haut Conseil de la Santé Publique (HCPS), arrêter complétement de fumer, avec une transition via la cigarette électronique, permettrait de réduire les risques de développer des maladies graves comme les cancers.

Ils considèrent même que le vapotage est un outil aidant au sevrage tabagique. Les autorités de santé publique anglaises sont même parvenues à se mettre d’accord avec certaines mutuelles pour un remboursement des frais liés à la cigarette électronique.

À l’échelle européenne, plus de six millions de fumeurs ont arrêté définitivement grâce au vapotage et neuf millions avouent avoir réduit leur consommation de tabac depuis qu’ils vapotent. En France, 41,2 % des vapoteurs réguliers ont réussi à se sevrer du tabac.

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