Crédit immobilier : tout ce qui change au 1er janvier 2022

L’immobilier reste l’investissement préféré des Français. Une tendance qui n’a pas prévu de se tarir, malgré les nouvelles dispositions gouvernementales. À partir de janvier 2022, ce qui n’était jusqu’alors qu’une recommandation de l’HCSF, deviendra une obligation. Entre taux d’endettement et durée de remboursement maximale, zoom sur le marché immobilier et sur les changements à venir pour les particuliers.

Une protection des ménages contre le surendettement

La nouvelle réglementation des crédits immobiliers concerne en premier lieu les conditions d’emprunt. À partir de janvier 2022, les banques n’auront plus le droit d’octroyer un crédit immobilier sur une durée supérieure à 25 ans. Une durée à laquelle peut exceptionnellement s’ajouter deux années supplémentaires si les propriétaires ont intégré leur bien en différé par rapport à la mise en place du crédit.

La seconde réglementation à changer en 2022, est le taux d’endettement autorisé, c’est-à-dire la part financière maximale que les futurs propriétaires sont en capacité d’octroyer au remboursement de leur crédit. Autrefois limité à 33 %, le taux d’endettement prenait également en compte les frais de l’assurance emprunteur. Souvent choisie en complément du crédit immobilier, l’assurance emprunteur permet de pouvoir faire face aux remboursements du crédit lors d’incidents tels que l’invalidité, la perte d’emploi ou en cas de décès. Non obligatoire, l’assurance est cependant fortement conseillée à tous les propriétaires souhaitant acquérir un bien immobilier par le biais d’un crédit. Ainsi, à partir de janvier, le taux d’endettement sera de 35 %, assurance emprunteur comprise. Le montant alloué à la mensualité du crédit, ajouté au montant de l’assurance, ne pourra donc pas excéder 35 % des revenus du foyer. Pour pouvoir obtenir les meilleures solutions de crédit, malgré les nouvelles normes 2022, certains particuliers se tournent vers des organismes spécialisés tels que vousfinancer.com. Ils permettent de bénéficier des taux les plus avantageux et d’un véritable accompagnement, de la banque jusque chez le notaire.

Le gouvernement rappelle aux Français que ces nouvelles n’ont pas pour vocation à infantiliser les ménages ni à entraver leurs projets, mais à les protéger du surendettement. Le HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière), indique que la réglementation a été mise en place suite à la constatation d’un taux élevé d’endettement des foyers.

Les exceptions qui confirment la règle

Les banques seront toutes soumises aux mêmes réglementations de prêt, à partir de janvier 2022. Elles ont toutefois réussi à négocier avec le HCSF pour obtenir un peu plus de souplesse. Ainsi, les banques ont le droit de déroger aux nouvelles réglementations à hauteur de 20 % des nouveaux crédits immobiliers octroyés et à chaque trimestre. Ce taux doit concerner pour 80 % les résidences principales (dont 30 % pour les primo-accédants), les 20 % restants pouvant être utilisés selon le souhait des établissements bancaires.

La HCSF prévient cependant ces derniers que de lourdes sanctions seront prévues pour toutes celles qui dérogeraient à la règle (blâmes et amandes). La police des banques, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, se chargera des contrôles et veillera à l’application des lois en vigueur. Les établissements bancaires ne sont toutefois pas pris au dépourvu puisqu’ils déclarent déjà appliquer ces réglementations, pour la plupart, depuis janvier 2021. En effet, le Haut Conseil de Stabilité Financière avait déjà instauré ces nouvelles lois en début d’année, indiquant qu’il s’agissait de recommandations. Malgré tout, elles ont été très largement appliquées.

Les banques s’inquiètent cependant de ne pas pouvoir concrétiser de nombreux projets à cause de l’enveloppe dérogatoire de 20 %, notamment au printemps où le marché immobilier est le plus actif. Certaines évoquent le fait de devoir créer une file d’attente pour les futurs propriétaires et de devoir reporter certaines acquisitions immobilières au trimestre prochain pour une remise à zéro des taux.

Immobilier en 2022 : un investissement toujours avantageux

Malgré ces nouvelles réformes, investir en immobilier sera toujours avantageux en 2022. En effet, les taux de prêts resteront bas, c’est d’ailleurs pour cela que le HCSF met en place autant de réglementations pour restreindre le taux d’usure et le taux d’endettement appliqués par les banques. Après une légère montée des taux en août 2020, la tendance semble de nouveau être à la baisse. Les futurs propriétaires ont cependant tout intérêt à se lancer rapidement dans l’acquisition de leur bien !

La deuxième raison pour laquelle il sera encore intéressant d’investir dans l’immobilier en 2022, est le dynamisme du marché, boosté depuis le début d’année 2020. La crise sanitaire et les périodes de confinement ont poussé de nombreux particuliers à effectuer leur première acquisition immobilière. Par ailleurs, on rappelle que la taxe d’habitation a été supprimée en 2020, il ne s’agit donc plus d’un frein dans l’achat d’un bien. Après avoir été réduit progressivement depuis deux ans, cet impôt local est aujourd’hui complètement supprimé pour l’ensemble des ménages français.

Entre l’absence de taxe d’habitation et les taux très attractifs, l’investissement immobilière restera donc toujours très rentable en 2022. Besoin d’aide pour mettre en forme votre projet ? De nombreux professionnels, dont l’activité principale est dédiée aux conseils et à l’accompagnement, seront ravis de pouvoir vous aider à concrétiser le projet de votre vie !

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